La plupart des discussions sur le stockage sécurisé s'arrêtent au chiffrement. C'est la partie facile. La question plus difficile est de savoir ce qui se passe lorsque quelqu'un — un tribunal, un régulateur, une agence étrangère — frappe à la porte de votre prestataire et demande vos données. La réponse dépend presque entièrement du pays dont il s'agit.

Les deux questions auxquelles le chiffrement ne peut pas répondre

Le chiffrement de bout en bout vous offre une promesse solide : votre prestataire ne peut pas lire vos archives. Même s'il le voulait. Même s'il y est contraint. C'est une promesse réelle, et nous la tenons.

Mais deux questions subsistent. Premièrement : votre prestataire peut-il être contraint de remettre les métadonnées — qui y a accès, quand les archives ont été créées, avec qui elles ont été partagées ? Deuxièmement : votre prestataire peut-il être contraint de modifier le système de manière à affaiblir la protection future ? Dans certaines juridictions, la réponse aux deux questions est « oui, discrètement, sans obligation de vous en informer ».

L'avantage discret de la Suisse

La loi fédérale suisse sur la protection des données (nLPD, en vigueur depuis 2023) traite les données personnelles comme un droit fondamental de la personne concernée — et non comme un actif de l'entreprise qui les détient. Trois conséquences en découlent :

  • Les ordonnances étrangères de divulgation sont examinées. Un prestataire suisse ne peut pas simplement se conformer à une assignation émanant d'un autre pays. Les traités d'entraide judiciaire s'appliquent, et l'article 271 du Code pénal suisse fait de la coopération non autorisée avec des autorités étrangères une infraction pénale.
  • Le secret bancaire a une avance de 90 ans. La même architecture juridique qui a forgé la réputation de la banque suisse s'applique aujourd'hui, par analogie, aux prestataires de garde numérique opérant sous le droit suisse.
  • La notification des demandes d'accès est la règle. Lorsque la loi le permet, les prestataires suisses doivent vous informer lorsque vos données ont été demandées — et non l'inverse.
Le chiffrement dit au monde que vous ne pouvez pas lire les données. La juridiction dit au monde que vous n'avez pas à essayer.

Où se trouvent les données, au sens propre

Rien de ce qui précède n'a d'importance si les octets eux-mêmes sont stockés ailleurs. Nous hébergeons le coffre de chaque client dans deux centres de données suisses — l'un dans le canton de Vaud, l'autre à Zurich — sans réplication, sans sauvegarde et sans métadonnées quittant le territoire suisse. La garde de nos clés est assurée par des modules de sécurité matériels certifiés FIPS 140-3 niveau 3, sur le sol suisse, par des opérateurs suisses.

Ce que cela signifie pour vous

Si vous vivez en Suisse, vous comprenez déjà pourquoi cela compte. Sinon, l'argument pratique est simple : un coffre détenu sous le droit suisse vous offre une certitude juridique quant à qui peut accéder à vos archives, dans quelles conditions et avec quel préavis — indépendamment de votre lieu de résidence, du siège de votre prestataire ou des vents politiques de l'année.

Cette certitude n'est pas une fonctionnalité que nous avons construite. C'est une caractéristique du pays dans lequel nous avons construit.

Une promesse, deux couches

Le chiffrement de bout en bout protège vos archives de nous. La juridiction suisse les protège de tous les autres. Nous sommes fiers des deux, et nous ne ferons de compromis sur aucune.